Élu meilleur thriller de l'année 2009 par le New York Times.
La citation de Dubuffet, en préface de ce roman policier, annonce clairement la couleur : « Le vrai art est toujours là où on ne l’attend pas. Là où personne ne pense à lui ni ne prononce son nom. L’art déteste être reconnu et salué par son nom. Il se sauve aussitôt » et fonctionne comme une injection directe de l’auteur au lecteur, « toi, lecteur ou lectrice, méfie-toi, je vais t’amener très loin, je vais de te perdre dans les méandres de mon intrigue policière mêlant crimes sordides et art ».
Les premiers chapitres sont littéralement fascinants. Jesse Kellerman nous invite dans le monde des galeries d’art contemporain new-yorkaises, univers cynique, opportuniste, certes, mais aussi et surtout uni par une même passion de l’art. Pour une fois, ce microcosme est décrit avec justesse sans exagération en ce qui concerne l’excentricité de ces protagonistes, ni leur avidité de pouvoir et d’argent (le personnage de Marilyn condense ses caractéristiques auxquelles l’auteur a eu l’excellente idée d’y ajouter une faille qui se révèle tardivement mais tout à fait à propos). Le monde de l’art contemporain n’est pas un monde manichéen, aucun (artiste, galeriste, collectionneur) n’est une caricature. Voici le décor planté et plutôt bien planté, en vérité.
Alors, l’intrigue relativement simple mais bien ficelée présente la découverte par un galeriste Ethan Muller, héros et narrateur de ce polar, d’une série de milliers de dessins tous de qualité exceptionnelle et formant une seule et unique œuvre. Suite à l’exposition de gigantesque œuvre et à la vente de certains dessins, il apprend que le premier dessin autour duquel s’agencent tous les autres représente cinq enfants dont les crimes restent non élucidés. Le personnage principal est au début attachant, son discours est empreint d’autodérision et d’autocritique… Tout pour susciter l’empathie du lecteur. L’auteur fait preuve d’une réelle habilité rédactionnelle, certaines scènes semblent cinématographiques par le ton et les détails décrits. Le langage, direct et sans fioriture, vise l’efficacité et l’impact sur le lecteur. Bref, niveau style, rien à redire.
Inévitables flash-backs pour éviter la monotonie, Jesse Kellerman intercale des interludes narrant une histoire parallèle qui finit par rejoindre la principale par un retournement de situation, auquel, malheureusement, on avait commencé par s’attendre.
Car oui, malgré un excellent début de roman, le tout finit par sombrer dans une certaine platitude. Le lecteur a une vingtaine de pages d’avance sur le narrateur et ça, vraiment, ça lasse. On en vient à être sincèrement irrité par Ethan Muller et son discours naïf. L’effet cinématographique dans ce thriller se retrouve aussi (malheureusement) dans les poncifs, la blonde glaciale vs la brune gracile, l’ancien flic au bout de rouleau détenant une vérité que la mort empêche de révéler, les problèmes entre un père et son fils, la question de la filiation…
Alors, « Les Visages » de Jesse Kellerman, métaphore par son titre de toutes les facettes que peut prendre une vie, divertit et présente présente une vision justement cynique sur l’art contemporain mais avec une centaine de pages de trop !
Gods.This is the quality of wrniitg (and thought) which college students get away with these days? Sheesh. I've had the unhappy experience of looking over some ranting I did in my mid-20s, and while I was pretty...uhm...over-the-top...I never descended to that level of inchoate anger. "Oooo! This makes me SO MAD!!!" is not a reason to do anything, least of all gut the Constitution. (And, yo, dude...compare the gun deaths to the number of guns, and you'll probably find that guns are pretty darn safe after all, esp. compared to, say, automobiles.)Or swimming pools.I just did some math.There are 7.1 million swimming pools in the US, and roughly 700 drownings in them each year. That means 0.04% of swimming pools kill.There are some 150 million guns in the US, and (allegedly) 30,000 deaths due to gun. This means 0.02% of guns kill.Swimming pools are twice as deadly as guns.
Rédigé par : Bowtow | 10/05/2012 à 06:38